Dans la continuité de son œuvre « El porqué de las oranges », Ricardo Cases explore une fois de plus un cliché de la côte méditerranéenne espagnole. Abordant sa tâche comme un jeu enfantin – tenter de représenter le soleil –, l’artiste s’immerge dans la lumière aveuglante de l’été levantin à la recherche de son essence. Guidé par ses sensations, il interroge la manière dont le soleil façonne l’identité locale, l’esthétique et l’économie.
Je suis né sur une planète hostile et rocheuse, gouvernée par une étoile bien trop proche. Dans mon ciel, une immense boule de feu tournoie – une boule que je n'ose regarder en face. Je me suis habitué à vivre avec son souffle brûlant sur la nuque, la tête baissée. Le seul moyen de l'observer sans danger est de chercher discrètement son ombre sur les surfaces, son reflet dans les puits ou les miroirs. Avec la bonne technique, et en comprenant les distances du cosmos, on peut apprendre à s'orienter par triangulation, avec respect et crainte.
Extrait de « Erreur de sol » de Luis López Navarro, qui accompagne l'œuvre.
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20,00 €Prix
TVA Incluse
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