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Imprimées sur papier noir, les photographies de « Perdu à Kyoto » de Yasuhiro Ogawa dégagent une impression d'existence éphémère, comme si elles allaient s'évanouir dans l'obscurité une fois la page refermée, malgré l'intensité de leurs couleurs. Ogawa, qui, selon sa postface, n'est tombé sous le charme mystérieux de Kyoto qu'en 2014, a photographié la ville en quête de quelque chose de transcendantal : les strates invisibles de l'histoire qui la façonnent et la définissent en silence. Privilégiant des motifs qui semblent éternels plutôt qu'intemporels, Ogawa évoque une image de l'ancienne capitale du Japon émergeant des ténèbres, une image que peu verront jamais vraiment.

Après avoir marché pendant une trentaine de minutes, la sueur perlant sur mon front, j'ai finalement atteint un petit temple, entouré de cèdres. C'était le sanctuaire intérieur du temple de Kurama.
Je n'ai croisé personne sur le chemin qui menait du hall principal au sanctuaire intérieur, et il n'y avait âme qui vive à l'intérieur. Mais c'était tant mieux. Je n'avais pas connu la solitude dans le silence d'un temple niché au cœur des montagnes depuis mon long voyage au Tibet. Je voulais savourer ce silence. J'ai posé délicatement les mains, me suis assis pour reprendre mon souffle à l'entrée, et j'ai levé les yeux vers le ciel d'automne d'un bleu limpide, au-delà des vieux cèdres…
C’est ce type d’histoire de Kyoto que j’ai tenté de visualiser au cours de la dernière décennie. Non pas une histoire superficielle, mais une histoire vivante, nourrie et cultivée par ses habitants. Oui, l’histoire de Kyoto mérite d’être qualifiée de vivante. Elle a un pouls, elle respire.
— extrait de la postface de Yasuhiro Ogawa

Lost in Kyoto - Yasuhiro Ogawa

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